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Soutien aux entreprises et PME: La BAD accorde une ligne de financement de près de 15 milliards à la BNDE

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La Banque africaine de développement (BAD) est déterminée à atteindre les objectifs de sa stratégie 2013-2023 au profit des pays africains. C’est pourquoi, elle a décidé de nouer une convention de financement avec certaines institutions financières publiques comme la Banque nationale pour le développement économique (BNDE) du Sénégal. Ce, afin qu’elle puisse « apporter son soutien aux entreprises et aux Petites et moyennes entreprises (PME) du pays.

Deux contrats de prêt d’un montant global de près de 15 milliards

En effet, le représentant résident de la BAD au Sénégal, Mohamed A. Chérif, et le directeur général de la BNDE, Thierno Seydou Nourou Sy, ont procédé, ce jeudi 25 novembre, à Dakar, à la signature d’une ligne de financement d’une durée de 6 ans, à travers deux contrats de prêt pour un montant global de 14 milliards 700 millions de francs Cfa, dont une contribution de la BAD de 9 milliards 800 millions de francs Cfa et une contribution de 4 milliards 900 millions de francs Cfa de la banque populaire de Chine (Africa Growing Together Fund), qui signifie en français Fonds pour grandir ensemble en Afrique (AGTF).

« Des financements octroyés sans garantie de l’Etat »

Venu présider la cérémonie officielle de signature, le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, après avoir rappelé que ces financements sont octroyés « sans endettement » de l’Etat du Sénégal, renseigne que lesdits financements s’accompagnent également d’une subvention de 131 millions de francs Cfa destinés à la prise en charge de l’alignement de la gestion des risques de la BNDE et la mise en place d’un système de gestion environnementale et sociale.


Les PME et le secteur de l’agro-industrie, ciblés

Selon Amadou Hott, ces financements permettront à la BNDE de financer un portefeuille de crédit déjà identifié et d’atténuer ses charges financières sur le marché interbancaire et monétaire. Et ils visent une cible « très importante dans les politiques du gouvernement, à savoir : les PME et le secteur de l’agro-industrie à fort potentiel de création d’emplois pour les femmes et pour les jeunes ».

Le ministre signale, par ailleurs, que les conditions du financement vont également permettre à la BNDE d’appliquer des taux de sortie « acceptables » conformément aux orientations du président de la République, Macky Sall, relatives à l’assouplissement d’intérêt.


« Un accélérateur dans le financement des PME »

Pour la BNDE, ce partenariat va constituer « un accélérateur dans le financement des PME (Petites et moyennes entreprises). Et cette ligne de financement constitue un signe de « reconnaissance » du travail que la BNDE est en train de faire.

En effet, l’octroi de cette ligne à la BNDE, selon son directeur général, entre dans le cadre de la stratégie 2013-2023 que la BAD déclinait en cinq priorités dont les trois vont concerner les activités prioritaires dans l’utilisation de ladite ligne, à savoir : « Nourrir l’Afrique ».

La deuxième priorité de la BAD, qui sera impactée par cette ligne, est la transformation industrielle avec une couverture très forte donnée à la transformation des produits locaux en biens de consommation finaux destinés aux besoins nationaux mais aussi à l’exportation.

Thierno Seydou Nourou Sy soutient que ces fonds, au-delà de leurs originalités en termes de maturité, vont permettre aussi à la BNDE de bénéficier d’une « assistance technique » sous forme de subvention non remboursable à hauteur de 200 000 euros.

 

« Contribuer à aller vers une souveraineté alimentaire »

Le responsable pays de la BAD au Sénégal, pour sa part, a soutenu que cette ligne de crédit permettra à la BNDE « d’accroître son potentiel d’intervention et de soutien aux entreprises du secteur, non seulement agro-industrie mais aussi d’autres Petites et moyennes entreprises au Sénégal ».

A terme, Mohamed A. Chérif renseigne que ces fonds accordés par son institution vont « contribuer à l’atteinte des objectifs du gouvernement visant à réduire la dépendance économique, des importations de denrées afin de tendre vers une souveraineté alimentaire ».

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