Lors du Comité Régional de Développement (CRD) du Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT), Oumar Mamadou Baldé, gouverneur de Thiès, a appelé à une réforme en profondeur de la formation professionnelle destinée à la jeunesse sénégalaise. Il a souligné que les nouveaux modèles de financement présentés par le 3FPT sont essentiels pour soutenir le développement professionnel des jeunes et des employés des PME* .
« Il est impératif pour nous, acteurs territoriaux de Thiès, de comprendre et d’appliquer ces mécanismes de financement », a déclaré le gouverneur Baldé lors de l’ouverture de la séance. Il a précisé que le développement du Sénégal repose sur une jeunesse bien formée dans divers métiers.
S’appuyant sur les explications du directeur général du 3FPT, Mamadou Baldé a insisté sur la nécessité d’une formation professionnelle solide et continue. Il a attiré l’attention du 3FPT, du Ministère de la Formation Professionnelle, de l’ADPME et de l’APIX sur les secteurs prioritaires de la région, tels que les mines, le chemin de fer, le tourisme, l’hôtellerie et l’agriculture, en particulier l’horticulture.
« Nous devons impérativement former notre jeunesse dans ces secteurs stratégiques. Par exemple, le secteur des mines et carrières présente un potentiel énorme nécessitant une main-d’œuvre qualifiée », a-t-il ajouté. Il a également évoqué les défis posés par la montée des vélos-taxis et des marchands ambulants, soulignant la nécessité de comprendre ces phénomènes et d’offrir des opportunités plus stables.
Le gouverneur a appelé le 3FPT à collaborer étroitement avec les autorités locales pour intégrer ces secteurs dans les programmes de formation. « Nous devons aider notre jeunesse à trouver des métiers durables qui leur assurent un avenir stable et prospère », a-t-il affirmé.
En parallèle, Dr Babo Amadou Ba a souligné l’importance d’aligner l’offre de formation à la demande réelle, en précisant que le gouvernement a identifié cinq priorités, dont la jeunesse, l’emploi et l’entrepreneuriat. Il a également insisté sur la nécessité d’un cadre économique favorable pour attirer les entreprises et améliorer l’attractivité du Sénégal.
« Les formations doivent être financées de manière à impacter directement notre modèle de développement économique. Nous avons trois axes principaux de financement : les demandes individuelles, les entreprises et les organisations professionnelles. Une fois le jeune formé, il doit être accompagné dans son parcours vers l’emploi », a-t-il conclu.















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