Le Collège des délégués du personnel de Dakarnave SA est monté au créneau ce mardi pour exiger une implication plus forte des travailleurs dans le processus de renégociation du contrat de concession des chantiers navals de Dakar. Face à la presse, les représentants des employés ont rappelé les enjeux sociaux, économiques et stratégiques autour de cette entreprise emblématique du secteur maritime sénégalais.
« Il y a 26 ans, le chantier naval était à terre. C’est grâce aux efforts conjoints des travailleurs et du partenariat avec la société portugaise Lisnave, à travers sa filiale Dakarnave, que nous avons pu redresser la barre », a rappelé le porte-parole des délégués. Ces derniers saluent l’initiative du gouvernement de lancer un nouvel appel d’offres jugé « inclusif et transparent », malgré les « manœuvres souterraines » qui auraient pu compromettre le processus.
Selon eux, l’intervention directe du Président de la République a permis de restaurer la transparence, après des tentatives d’attribution du marché dans des conditions opaques, évoquant même le sceau du « secret défense ».
Les délégués dénoncent cependant la faible implication des travailleurs dans les discussions en cours, notamment dans l’élaboration du cahier des charges. « L’absence de représentants des travailleurs dans le comité technique ne reflète pas une bonne pratique de dialogue social », affirment-ils, soulignant que l’avenir des chantiers navals ne peut se construire sans les premiers concernés.
Parmi leurs principales revendications figurent la mise en place d’un cadre de concertation élargi aux représentants des travailleurs, l’attribution de 10 % du capital aux travailleurs dans le nouveau montage, l’instauration d’une indemnité de logement, telle que prévue dans le projet d’accord d’établissement, et une participation de 10 % sur le ticket d’entrée accordé au nouveau partenaire stratégique.
Pour le collège des délégués, le succès du futur contrat repose sur une alliance équilibrée entre les intérêts de l’État, ceux du partenaire stratégique, et surtout, ceux des travailleurs qui ont toujours été les piliers du chantier.
« Ce combat, nous le menons pour préserver les acquis sociaux, garantir la pérennité de l’outil industriel et renforcer la souveraineté maritime du Sénégal », concluent les représentants du personnel.















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