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Le sauvetage en haute mer, une nécessité pour garantir la sécurité dans le golfe de Guinée

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Du 2 au 5 novembre 2021, l’ISMI (L’institut de sécurité maritime interrégionale) a organisé une formation pour le sauvetage en mer. Cette formation répond à une déficience de capacité à répondre convenablement aux naufrages et aux exigences de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, une route commerciale ouverte au monde entier
Depuis 2015, 65% des actes de piraterie maritime et des tentatives d’attaques contre des navires recensés dans le monde, se sont opérées en Afrique. Ce chiffre, du Bureau Maritime International (BMI) reflète la dangerosité des côtes maritimes africaines. Si l’on a conscience que le golfe de Guinée présente de forts enjeux en matière de sécurité maritime, il est une nécessité de renforcer les capacités des acteurs chargés de la protection de celles-ci, pour pallier le pire dans cette zone du continent. Et outre la piraterie, c’est en Afrique de l’Ouest qu’a eu lieu la plus grande tragédie de l’histoire maritime récente.

Le souvenir des près de 2000 morts du Joola reste brûlant chez les Sénégalais qui ont connu le plus grand naufrage de l’ère moderne. Peut-être que là encore des vies auraient pu être délivrées si les dispositifs de sauvetage en mer étaient pensés et disponibles.
C’est pour répondre à ce manque de matériels et de personnes qualifiées pour répondre convenablement aux accidents maritimes que l’Institut de sécurité maritime interrégionale a outillé des auditeurs. Ils étaient une vingtaine à Abidjan pour approfondir leur connaissance en matière de sauvetage en mer.
11 pays étaient représentés à cette formation. Il s’agit du Bénin, du Congo, du Gabon, de la République de Guinée, de la Guinée Bissau, du Libéria, de la Mauritanie, du Nigéria, du Sénégal, du Togo et de la Côte d’Ivoire.
L’importance d’une telle formation se justifie par l’importance des ports des pays qui ont assisté à cette formation. Le rôle fort crucial que jouent les ports donc les navires dans l’économie de ces pays n’est pas à démontrer. En plus en matière d’échange commerciaux, le golfe de Guinée « est un véritable carrefour commercial entre l’Afrique et l’Afrique et l’Europe, l’Amérique et l’Asie » En plus d’abriter des zones de forte concentration piscicole pour la pêche maritime, le golfe de Guinée « est riche en ressources pétrolières et gazières. Conséquence logique, il est parcouru en tout temps et en tout lieu par des navires venus du monde entier » souligne Guillaume Turquet de Beauregard, le coordinateur régional action de l’Etat en mer.
A cet égard, la sécurité dans le golfe de Guinée doit être une priorité pour les différents états qui le partagent. D’où l’importance de cette formation en sauvetage en mer. Elle ne saurait avoir lieu sans la Coopération française et l’Etat ivoirien.

 

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