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Le message du reggae, une voix autorisée en Afrique

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Apres le théâtre national Daniel Sorano, le grand théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, la salle Alpha Wally DIALLO de la maison de la culture Douta SECK, centre Culturel Blaise Senghor était hôte de quatrième session du salon journalistique Ndadje. Cheikh Amala Doucouré, présentateur d’émission radiophonique, était le conférencier du mois. Le message du reggae face aux défis actuels de la jeunesse africaine, tel est le thème sur lequel le promoteur de la culture reggae au Sénégal s’est prononcé. Cette rencontre fut un prétexte pour les journalistes d’approfondir la recherche sur ce thème qui entre dans le cadre d’une initiative du GOETHE INSTITUT SENEGAL axée sur des conférences-  formations pour renforcer la capacité des journalistes culturels.
 


Venu des tréfonds de la Jamaïque, le reggae a traversé tous les océans pour s’imposer partout dans le monde. De par ses notes mélodieuses, c’est une musique qui a longtemps servi aux pionniers de vecteur ; pour véhiculer des messages de dénonciation contre l’impérialisme occidentale et accompagner les combats de libération des peuples noirs assujettis au colonialisme. En Afrique, le message a toujours crié haut ce que d’aucuns pensent bas pour la justice, l’éducation, l’emploi des jeunes, la paix social, la démocratie et dénoncer toutes formes de violence faites aux femmes.


Le phénomène Alpha Blondy


En Afrique au Sud du Sahara, Alpha Blondy est le premier artiste-interprète à utiliser le reggae pour dénoncer les tares sociales dont la jeunesse africaine est une victime sans défense. ‘’Brigadier sabari’’ est la chanson qui l’a révélé au monde. A travers les paroles de ce tube planétaire, l’artiste ivoirien exhorte les jeunes à ne pas s’adonner au banditisme qui ne garantit aucune fin heureuse. Il exhorte aussi, les populations à ne pas sortir sans leurs documents d’identité pour éviter de tomber dans les filets d’une opération coup de poing nuitamment. Conscient de l’emprise que la star du reggae a sur les jeunes de son pays, le président Houphouêt le prend sous son aile très tôt. 1985, année internationale de la jeunesse, le Chef de l’Etat ivoirien offre un concert géant aux jeunes. Alpha Blondy arrive devant la scène dans un stade plein à craquer, à bord du véhicule présidentiel. Depuis ce jour, il va inspirer plusieurs jeunes frères sur la voie du reggae avec des messages dont l’impact est perceptible par les populations.


Le reggae au Sénégal


A l’inverse d’autres pays du continent africain, le reggae ne joue malheureusement pas les premiers rôles au Sénégal. Et pourtant, les frères Touré du groupe Touré Kunda furent les premiers à intégrer le reggae dans leur répertoire. ‘’Emma’’, ‘’Guedj’’, On verra ça’’ et tant d’autres chansons en sont de parfaites illustrations. Précurseurs certes mais ils ont opté pour une musique d’ouverture avec toutes les sensibilités. Pendant ce temps, des artistes ont fait du reggae leur identité musicale ailleurs. Cela n’a pas empêché aux mélomanes sénégalais de devenir de grands consommateurs du reggae. Il y a eu quelques artistes-interprètes et formations musicales qui ont émergé pour la culture reggae au Sénégal. Be on Africa de Ndiaga Diop, le mythique groupe Adio avec Max et Fall man Bazooka, Sun Suley, Dread Maxim Amar etc. ont sont les plus connus. Sans aucune promotion et couverture médiatique, le reggae a du mal à avoir cet impact social sur les jeunes face aux différents défis actuels. Par exemple, un ou plusieurs artistes évoluant dans le reggae, pourraient produire des chansons sur la violence électorale qui taraude tous les esprits, en ce moment.
A l’instar de leurs homologues du mouvement Hip hop, les artistes, musiciens et producteurs de reggae sénégalais ont le devoir de s’affirmer dans une démarche de sentinelles auprès des populations. Dénoncer, critiquer, alerter et sensibiliser pérenniser le message universel.

 

 

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