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LA POLITIQUE c’est de L’ÉLÉGANCE et de la RESPONSABILITÉ. C’EST donc UNE AFFAIRE DE GENTLEMAN.Par, Abdoulaye DIALLO

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«L’HOMME EST UN DIEU QUAND IL RÊVE, ET UN MENDIANT QUAND IL RÉFLÉCHIT»

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2024, nous avons perdu quelques-unes de nos vertus sociales (retenue, responsabilité et respect).
Des vertus qui ne s’acquièrent que par l’éducation. Hélas, elles se consument comme un héritage mal géré, fondent sous l’effet de plusieurs températures fortes ou disparaissent dans la lenteur involontaire du temps et à l’insu de ceux et celles qui leur assurent durée et pérennité.
Nous vivons le temps d’une PRÉ-CAMPAGNE IMPOSÉE.

DE LA PRÉ-CAMPAGNE ÉLECTORALE
La pré-campagne électorale, constitue généralement, le hors-d’œuvre que les prétendants à candidature, offrent au peuple. Elle nous est assénée à l’aube de ceux qui sont tellement pressés qu’ils en oublient prudence et retenue dans un contexte régional serti d’incertitudes à caractère funeste.
Il s’agit de tours que ces hommes et femmes jouent et rejouent avec une pétulance débridée, des formes d’acrimonie récurrente parce que cultivée, un entrain qui fait litière du plaisir, du rire, des yeux remplis souvent d’une émotion humide, comme celle chez l’artiste peintre qui pour donner une apparence à sa peinture, d’être faite avec une grande fierté de touche, jette çà et là des coups de brosse d’une pétulance incroyable, des lueurs minces et acérés qui traversent les ombres.
Il y’a enfin des meetings, des saluts contournés et gracieux adressés aux militants applaudisseurs que ces hommes et femmes, prétendants à la candidature, appellent le PEUPLE. Qui dit le PEUPLE, dit plus d’une chose essentielle, celle par laquelle passe toute vie, la femme. Ont-ils cure de leurs angoisses. Face à des turpitudes assassines ? Me vient en mémoire ce propos :
« Ce qu’il y’a dans le peuple de plus peuple. Je veux dire de plus instinctif, de plus inspiré, ce sont, à coup sûr, les femmes. »
Femmes du Sénégal dites NON à la violence politique. !!!
Vous ne voulez pas, nous ne voulons pas, d’un Sénégal, sens dessus-dessous.

Dans une correspondance en date du 24 septembre 1959, accusant réception d’une lettre du PAI du 22 septembre 1959, le Président SENGHOR, concluait ainsi : « Les Sénégalais ont leurs qualités et leurs défauts. Un de leurs défauts, qui n’est pas prêt de disparaître, est que tout mécontent fonde un parti pour lancer, ensuite, un appel à l’unification. C’est un jeu stérile ».
Il est normal que les sénégalais s’interrogent sur le futur proche du pays et se préparent à participer à un grand chantier de « rénovation nationale, » pour permettre au Sénégal de jouer son véritable rôle dans le continent et dans le monde.
Mais à chaque chose son temps diantre !!
Je répète, par ce que j’y crois fermement. La politique est : élégance et responsabilité.
C’est est une affaire de gentleman.
Le défi en pré-campagne électorale, à temps échu, c’est d’apprendre à jongler avec un entrelacement d’identités, et de savoirs afin de traverser les tempêtes sans se noyer dans les manifestations politiques, de la peur ou de la colère et en définitive de la désolation et de la tristesse.
La pré-campagne électorale, quand son heure aura sonné, est une occasion pour le prétendant à l’élection de se présenter au peuple, avant de le questionner.
Faire un bilan des réalisations pour le sortant et porter une critique objective sur ses réalisations et repenser les priorités, y compris celles à revoir face à des réalités objectives et sans démagogie.
Elle est aussi le temps des meetings, débats d’idées, conférences de presse sur des thématiques :
• l’autonomie de fonctionnement de la sphère économique, l’énergie, l’eau,
• le pari de l’éducation et de l’instruction, c’est à dire la confiance dans le développement intellectuel et la diffusion culturelle,
• la santé publique considérée comme une valeur essentielle,
• la natalité maîtrisée et responsable, etc… .
• la sécurité et le développement,
• la mobilité sociale, l’évolution de la société civile,
• l’acceptation et la recherche de la nouveauté, la prévision, l’anticipation, la valorisation de la recherche, l’innovation, l’initiative, qui doivent être vécues comme des valeurs fécondes et non des menaces pour l’ordre social ,
• l’homogénéisation de la société par la circulation aisée des biens, des personnes et des informations, etc…

Une pré-campagne électorale, non précocement installée est aussi un moment de dialogue entre les prétendants à la candidature et le peuple, sur des réalités de tous les jours dans les villes et villages :
• de plus en plus, nos villes connaissent les débordements, symboles du mal-vivre, leurs populations, souvent laissés-pour compte, ne sont pas responsables du chômage, mais ce sont elles qui en supportent les effets jusqu’à la misère, jusqu’à l’exclusion, elles ne sont pas responsables de l’affaiblissement des valeurs civiques et morales mais elles sont confrontées aux conséquences de leur dégradation, qu’il s’agisse de drogue, de prostitution, de proxénétisme et d’insécurité etc…
Une pré-campagne, le moment venu, est l’occasion pour les prétendants à la candidature de renseigner le peuple sur :
• les attitudes à avoir face aux instabilités internationales génératrices de risques
• sur les enjeux secrets des luttes de puissance, autour du pétrole, et du gaz mais aussi de toutes les richesses, mais aussi sur le pétrole facteur de paix.
Oui, le pétrole est facteur de paix, son exploitation requiert une coopération internationale, par conséquent implique une prudence accrue dans le jeu politique, on peut en déduire qu’elle agit comme un facteur décourageant l’adversaire potentiel en raison de la multiplication des risques de conflagration militaire.
On peut donc avancer l’hypothèse que sauf sabotage isolé, la présence d’une exploitation pétrolière agit comme un «déterrent», comme un élément de dissuasion quand une opération militaire est envisagée.
Une pré-campagne sera enfin, un moment choisi pour revenir sur le passé de nos territoires et chercher à comprendre les raisons de tel ou tel choix historique : par exemple l’absence dans les programmes d’histoire de l’enseignement du royaume du Gadiaga ou royaume du Ngalam situé sur le Haut Sénégal, et qui constitue pour M. le Pr Abdoulaye BATHILY, les « PORTES DE L’OR ».
Ce royaume (espace, partagé aujourd’hui par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal) présente deux particularités :
• ces ressources en OR , et en FER, sont énormes ,
• c’est un pays qui fut dirigé par un même groupe dynastique pendant près d’un millénaire ( VIII ème siècle – XIX ème siècle )
Nous devrions réfléchir sur le socle et/ou modèle politique qui a permis la stabilité et cette permanence du pouvoir pendant plus de 1000 ans.

DE LA DÉMOCRATIE

• . la démocratie attribue à l’homme des droits inviolables. Ces droits pour rester inviolés, exigent de la part de tous une fidélité inaltérable au devoir.
• . la démocratie prend donc pour matière un homme idéal, respectueux des autres comme de lui-même, s’insérant dans des obligations qu’il tient pour absolues; ceci entraine une idée : on ne peut plus dire si c’est le devoir qui confère le droit ou le droit qui impose le devoir.
• . Le citoyen, ainsi défini est à la fois « législateur et sujet », pour parler comme KANT.
« L’ensemble des citoyens, c’est à dire le peuple est donc souverain ».
Cessons de nous faire peur, les uns, les autres.
Le cœur de l’innovation et de la responsabilité ne se trouve pas dans la ruse et la menace, mais ailleurs, dans le « déclic » par lequel l’égo s’efface totalement au profit de quelque chose : l’EPARGNE DE LA SUEUR ET DU SANG des hommes et femmes qui constituent la nation sénégalaise d’une part,
d’autre part, le respect des INSTITUTIONS de la République.
Les INSTITUTIONS, soutiennent et pérennisent les normes sociales. Elles englobent les religions, l’État, les marchés, les systèmes juridiques, les syndicats, les corporations, les chartes etc… Grâce à elles, les normes sociales se figent dans le marbre et survivent aux individus. Les INSTITUTIONS, dans toutes les cultures, sont créées pour contenir les comportements antisociaux (délits, crimes, abus etc…), afin de maintenir la cohésion sociale. La taille de notre population augmente, les normes sociales ont besoin d’institutions fortement structurées et solides.
Nous aimons à dire que le Sénégal est un État de droit.
Dans un État de droit, le Chef de l’État, les religieux, le Gouvernement, les députés, les administratifs, les magistrats, les responsables politiques du dedans et du dehors sont tenus, comme le simple citoyen, de se soumettre à l’AUTORITÉ DE LA LOI et des instruments internationaux de protection des droits de l’homme que le pays a signé, ratifié et publié.
La démocratie est partout en danger.
Que sera-t-elle quand Google et Facebook connaîtront nos goûts et préférences politiques mieux que nous ?
Elle doit être repensée, les seules réalisations matérielles ne nous combleront pas longtemps.
La poursuite aveugle de l’argent, de la renommée et du plaisir nous rendra seulement misérables.

Être heureux n’est pas si facile,
mais vivre une amitié profonde peut faciliter notre épanouissement.

Fait à île de nGor, PÉNC 1.9
Le 28 Janvier 2023
Abdoulaye DIALLO /LebergerdelîledenGor

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