Abidjan a récemment été le théâtre d’un hommage aussi émouvant que symbolique rendu au professeur Kamadore Touré, éminent épidémiologiste et pédagogue reconnu, vêtu pour l’occasion comme un chef traditionnel Yacouba de la haute montagne de Côte d’Ivoire. Cette cérémonie, empreinte de respect et d’émotion, a rassemblé collègues, étudiants et personnalités du monde de la santé publique venus saluer l’homme et le mentor.
Originaire de Keur Madiabel et petit-fils de l’ancien président Moustapha Niasse, le professeur Touré a été salué pour son engagement inlassable dans la formation des futurs acteurs de la santé publique africaine. Aux côtés du professeur Thibret Sarka, sous-directeur de la baxiologie à l’Institut National d’Hygiène Publique, et de plusieurs figures telles que le docteur Vanier, directeur régional de la santé du Folon, le docteur Bavard et le docteur Zalmina, il a su bâtir une génération de professionnels compétents et passionnés.
Au nom de l’équipe des étudiants en épidémiologie et intervention, un représentant a pris la parole pour témoigner de la profonde reconnaissance du groupe. Pendant deux années d’intense formation, le professeur Touré a su transmettre bien plus que des connaissances scientifiques. Il a inoculé, avec humanité et humour, l’amour du métier et l’esprit critique qui fondent l’épidémiologie moderne.
Le discours, ponctué d’anecdotes touchantes sur les cours animés du professeur, a rappelé sa pédagogie unique faite de rigueur, de simplicité et d’une grande capacité à motiver. Des phrases telles que « est-ce que vous êtes là » ou encore ses taquineries bienveillantes sont désormais gravées dans la mémoire de ses étudiants.
Dans un geste hautement symbolique, ses anciens étudiants lui ont conféré un nom d’honneur aux sonorités italiennes : Camador Vipuri. Ce nom lui a été remis par son tuteur Mégal, accompagné des attributs culturels attachés à cette nouvelle identité d’adoption.
Profondément ému, le professeur Touré a exprimé sa gratitude en des mots sincères. Il a promis de partager ce moment inoubliable avec sa mère âgée de 89 ans, encore en vie, et avec l’ensemble de sa famille. Il a également annoncé son intention de transmettre les images de la cérémonie à son université et à ses collègues, afin de partager cet honneur collectif.
Avec émotion, il a déclaré que ce geste restera gravé dans sa mémoire jusqu’à la fin de sa vie. Une déclaration qui en dit long sur l’impact de cette reconnaissance, bien au-delà du cadre académique.
Ce moment fort à Abidjan symbolise la reconnaissance d’un parcours, l’héritage d’un maître et la promesse d’un avenir porté par ceux qu’il a formés.

















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