Forum Émirats arabes unis–Afrique : Mankeur Ndiaye met en avant l’Afrique comme nouvelle frontière des investissements

En marge du Forum économique Émirats arabes unis–Afrique (FOGECA) tenu à Dubaï, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, a dressé un tableau résolument optimiste des perspectives économiques du continent africain, qu’il a présenté comme un espace stratégique d’opportunités pour les investisseurs internationaux.

Participant à un panel de haut niveau intitulé « Investir en Afrique : secteurs porteurs et partenariats stratégiques », aux côtés notamment du ministre angolais des Relations extérieures, Téte António, et de plusieurs décideurs économiques, Mankeur Ndiaye a souligné la montée en puissance de l’Afrique dans l’économie mondiale et son attractivité croissante sur la scène internationale.

Selon lui, le continent bénéficie d’un afflux soutenu d’investissements étrangers, concentrés autour de secteurs à fort impact tels que les énergies renouvelables, les infrastructures, la logistique et le secteur de l’électricité. Il a rappelé que l’Afrique dispose de leviers structurels importants, notamment une démographie jeune, une urbanisation accélérée, l’émergence d’une classe moyenne dynamique et la mise en œuvre de réformes économiques ambitieuses dans de nombreux pays.

L’ancien chef de la diplomatie sénégalaise a également mis en exergue l’essor rapide des technologies financières, des banques numériques et de l’écosystème des start-ups, qui participent activement à la transformation des économies africaines. Il a, par ailleurs, souligné l’intégration progressive de l’intelligence artificielle et le renforcement de la cybersécurité, devenus des enjeux majeurs pour accompagner cette mutation.

Abordant la question de la transition énergétique, Mankeur Ndiaye a insisté sur le potentiel exceptionnel de l’Afrique en matière de solaire et d’éolien, soutenu par des cadres réglementaires de plus en plus incitatifs et des politiques publiques favorables à l’investissement vert.

Enfin, il a plaidé pour une mobilisation accrue des capitaux dans des secteurs jugés stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures de base et surtout les services de santé, qu’il a présentés comme des piliers incontournables pour assurer un développement durable, inclusif et résilient du continent africain.