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ESPACE CEDEAO: L’implication des femmes dans la gestion des conflits au menu d’un atelier  

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La CEDEAO en partenariat avec la fondation Mujeres for Africa a procédé à l’ouverture du dialogue technique sur la participation des femmes à la paix, à la sécurité et à la résolution des conflits, ce mardi, à Saly Portugal. Cette rencontre constitue la première phase du projet CEDEAO-Espagne. En conclave pour trois jours, les acteurs vont échanger sur le thème  » dialogue technique régional sur la production de connaissances et de données sur femmes, paix, sécurité dans l’espace CEDEAO ».

 

Conscientes de leur position et de leur intelligence à gérer et à promouvoir des solutions africaines aux défis africains, celles-ci décident de porter haut leur voix pour une meilleure implication dans la gestion des conflits en Afrique. Ainsi, pour faciliter cette lutte, la CEDEAO en partenariat avec la fondation Mujeres for Africa a ouvert , ce mardi, le dialogue sur la participation des femmes à la paix, à la sécurité et à la résolution des conflits.

À en croire le professeur Fatou Sow Sarr, commissaire chargée du développement humain et des affaires sociales de la CEDEAO, nous sommes dans un processus d’un programme qui porte sur femme, paix et sécurité. C’est un premier atelier qui va en générer d’autres.

« Ainsi, pour rendre attractive cette rencontre , la présence des femmes qui ont eu à jouer un rôle déterminant dans l’espace africaine que ce soit en Afrique de l’Ouest ou de l’Afrique centrale sont présentes pour partager leurs expériences dans la gestion de la paix dans leur pays » a martelé la commissaire chargée du développement humain et des affaires sociales de la CEDEAO

 

Pour elle, il est question, d’abord de discuter avec les experts. C’est-à-dire les organisations, les acteurs qui sont sur le terrain et qui ont eu à mener un processus de gestion de conflits avec des résultats comme les femmes du fleuves, comme les femmes de la RDC, comme celles du Soudan.

Il sera aussi question lors de cette rencontre d’associer les chercheurs qui ont travaillé sur le terrain comme le Timbuktu Institue et différents chercheurs des universités du Mali, du Niger et du Burkina Faso pour voir les possibilités à tirer pour l’élaboration d’une feuille de route qui permettra d’aller vers le dialogue avec les communautés.

 

Après cette étape, soutient- elle, ces femmes vont identifier les préoccupations, les besoins des femmes pour qu’elles soient d’avantage présentes dans le processus de gestion de conflits, de paix et de sécurité. Ce qui va faciliter un autre atelier au sommet avec les chefs d’État pour porter les préoccupations des femmes mais aussi pour les emmener dans ce processus de dialogue mais aussi sur des questions qui vont porter sur la paix, la sécurité  et la résolution des conflits.

 

Ainsi, pour soutenir cette cause et relever les énormes défis  auxquels le continent est confronté  en terme de  conflits,  Madame Térèsa Terea de Paz appelle les autorités étatiques à impliquer les femmes dans toutes les sphères de pouvoir et de prise de décision, et spécialement dans les sphères pouvoir politique et dans organisations internationales.

 

Poursuivant ces propos, elle suggère que les revendications , les propositions et dénonciations des femmes soient prises en compte dans tous les espaces de prise de décision et au plus haut niveau.

 

En échos à ces propos, la directrice de la fondation Mujeres for Africa à déclaré que les femmes leaders doivent être les protectrices des autres femmes et leurs  représentantes . Au cas contraire, souligne-t-elle, leurs préoccupations, leurs contributions seront toujours reléguées au second plan.

 

Saisissant cette opportunité, elle appelle tous les acteurs à se consacrer à la recherche de nouvelles stratégies pour donner un véritable élan à la conquête par les femmes leaders africaines des espaces de pouvoir politique pour la paix.

 

Par ailleurs, elle a tenu à rappeler également l’importance de la femme dans la gestion des conflits en Afrique. Toutefois, elle lance à un appelle à la CEDEAO à faire raisonner les chefs d’État de la région. Dans son message, elle indique que les femmes doivent être aux tables de négociations et de prise de décision : C’est un impératif, une exigence, une urgence. Sans celà, affirme-t-elle il ne peut y avoir de progrès pour mettre fin aux conflits armés et à la violence.

 

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