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Élections locales, le syndrome de la violence

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Au Sénégal, les élections municipales prévues le 23 janvier 2022 s’approchent à grandes enjambées. Jamais dans l’histoire politique du pays, elles s’annoncent si capitales pour plusieurs acteurs. Face aux ambitions des uns et des autres, l’image de la démocratie serait menacée d’être écornée par le syndrome d’une violence à la fois physique, verbale et sociale.


C’est la veillée d’armes dans différentes coalitions politiques, en vue des élections locales. Ces derniers jours, des scènes de violence ont été enregistrées à Ziguinchor où l’opposant Ousmane Sonko et son cortège ont essuyé une attaque. Il y a eu plusieurs blessés graves. Accusé d’être l’instigateur de cette violence, Doudou Kâ un responsable politique de l’Alliance Pour la République (Apr) au pouvoir, a tout dit sauf nier ce dont on l’accuse. Le silence de l’autorité territoriale ne va-t-elle pas encourager la répétition de tels actes violents, si toute fois Ousmane Sonko candidat à la mairie de ladite ville devrait battre campagne ?
A Dakar, le feu de la violence ne cesse de couver depuis le rejet de plusieurs listes de l’opposition. Barthélémy Diaz, le candidat de la coalition Yewwi Askan Wi de l’opposition, est rattrapé par le meurtre de Ndiaga Diouf. Il a été convoqué par le juge aussitôt après le dépôt de sa candidature. Depuis cette coïncidence malencontreuse, les responsables de Yewwi Askan Wi appellent leurs militants pour la défense de leur candidat à la mairie de la ville de Dakar. Pendant ce temps, la coalition Benno bokk Yakaar au pouvoir ne fléchit pas. A travers plusieurs déclarations, elle semble déterminée à opposer une réplique à l’opposition.
Malgré les évènements sanglants de mars dernier, l’arène politique sénégalaise est toujours en proie à la violence, à quelle fin ?

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