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Amélioration des conditions de la femme : La fondation au chevet des GIE

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Les femmes des GIE Ndamir et les filles du Sacré Coeur de Marie de la commune de Mbodiène, département de Mbour peuvent pousser un ouf de soulagement. En effet, ces femmes bénéficiaires du programme pilote d’aquaponie financé par la Fondation Veolia en partenariat avec l’ANA et l’IOPR peuvent désormais faire en même temps la pisciculture et la culture des plantes grâce à un bassin piscicole hors-sol érigé trois mètres au-dessus de la terre, au milieu de champs et alimenté en eau via un puits équipé d’une pompe solaire. L’autre avantage de ce programme innovant est que, les eaux issues du bassin piscicole qui sont chargées en matières organiques, enrichissent les cultures maraîchères et augmentent une plus-value.
Dans le cadre du programme pilote d’un modèle d’aquaponie simplifié met en place au Sénégal par la fondation Veolia, le délégué général de ladite fondation monsieur Thierry Vandevelde, madame Tening SENE, DG de l’ANA,  madame Claire Lemoine représentante de madame Patricia Ricard, présidente de l’IOPR empêchée, ont effectué ce dimanche une visite à deux GIE de femmes financés à Mbodiène, dans le département de Mbour.
Grâce à l’appui financier de la Fondation Veolia, soit un prêt dit d’honneur sans intérêt et remboursable sur la base d’un modèle financier, l’appui technique de l’ANA et l’appui scientifique de l’OIPR, le GIE Ndamir et le GIE les Filles du Sacré Cœur de Marie ont pu réaliser leur rêve piscicole via l’installation du modèle de pisciculture intégrée. Il s’agit d’un bassin piscicole hors-sol érigé trois mètres au-dessus de la terre, au milieu de champs et alimenté en eau via un puits équipé d’une pompe solaire. L’autre avantage de ce programme innovant est que, les eaux issues du bassin piscicole qui sont chargées en matières organiques, enrichissent les cultures maraîchères et augmentent une plus-value. Ainsi, ces femmes peuvent en même temps cultiver des plantes et élever des poissons sans aucune pression quant au remboursement puisqu’il n y a pas de taux d’intérêt.
À Mbodiène où le projet se réalise, une délégation a fait le déplacement ce dimanche pour constater l’état d’avancement. Les différents partenaires à ce programme révolutionnaire pour l’autonomisation des femmes ainsi que les bénéficiaires affichent une totale satisfaction.
« Il n’y avait rien ici il y a quelques mois. Aujourd’hui, en voyant ce que nous avons réalisé ensemble, je suis très satisfait : il y a un bassin, un maraîchage qui commence à être plein de légumes. En fait, le projet tel qu’on l’a conçu, est technique et économique. L’idée est d’accompagner ces GIE de femmes en leur octroyant un micro crédit à taux zéro. Nous n’exerçons pas de pression sur les bénéficiaires mais l’idée est qu’elles remboursent après la vente des légumes et des poissons. Ce remboursement permettra de créer un fond qui va permettre de faire d’autres bassins, d’autres actions. », a notamment déclaré le délégué général de la Fondation Veolia.
Thierry Vandevelde, puisque c’est de lui qu’il s’agit, précise que le financement par bassin est de 25.000 euros. En plus de cela, la fondation Veolia et ses partenaires apportent un financement pour un accompagnement technique.
 Il a, en outre, magnifie l’accompagnement de l’agence nationale aquaculture du Sénégal (ANA) qui a mis en place un dispositif global d’accompagnement technique des GIE, notamment un schéma de construction de bassins piscicoles, la formation des acteurs et le suivi des projets pendant deux ans. Une équipe technique dédiée au projet a été mise en place sous la supervision directe et personnelle du DG de l’ANA, Madame Tening SENE.
« La Fondation Veolia s’est rapprochée de l’agence que nous dirigeons pour un accompagnement technique dans le cadre de ce projet qui a démarré depuis une année. Veolia a souhaité avoir notre encadrement surtout au côté de l’aquaculture. Deux sites ont été déjà expérimentés… », informe Dr Séne.
Dans le cadre de ce partenariat stratégique ANA-Fondation Veolia, l’agence développe également une nouvelle génération de bassins piscicoles qui seront implantés dans les prochains jours dans deux autres régions du Sénégal, avec l’appui financier de la fondation Veolia et le concours scientifique de l’IOPR.
Pour sa part, Claire Lemoine, venue représentée Mme Patricia Ricard la présidente du l’IOPR, elle a soutenu que leur apport dans ce programme est de trouver des solutions scientifiques pour optimiser le système de production. « On met la science au service des systèmes de production. Des formations ont été réalisées pour les Présidente de GIE pour que tous ensemble nous arrivions à trouver des solutions pour que ces fermes trouvent un rendement optimal » dixit-elle.
Le GIE Ndamir et le GIE les Filles du Sacré cœur de Marie, bénéficiaires de ce programme pilote, n’ont pas manqué d’exprimer toute leur gratitude à l’endroit de leurs bienfaiteurs.
« La congrégation des filles du Saint cœur de Marie vous traduit par ma voix toute sa gratitude pour votre présence à notre côté et votre détermination à nous soutenir dans notre engagement à investir dans l’aquaculture. Nos remerciements à Monsieur Thierry et à son équipe qui, malgré les failles de notre première expérience, ont tenu à nous accompagner jusqu’à bout. Merci pour les efforts conjugués pour toute cette installation. Avec l’aide de l’ANA, nous nous acheminons vers de meilleurs rendements. Nous adressons nos sincères remerciements à Dr Tening Sene Directrice général de l’ANA pour son dévouement sans faille à la cause du développement. Madame Claire Lemoine merci d’être les nôtres ce soir. Vous voudrez bien transmettre nos sincères remerciements à Madame Ricard Présidente l’IOPR. Notre profonde reconnaissance pour la pierre que vous apportez à l’édifice » dira Mère Marie Diouf, supérieure générale de la congrégation des filles du Saint Cœur.
Madame Daniba Philomène Siga Faye Présidente du GIE Ndamir aborde dans le sens. « Notre association a pour but de soutenir la demande des femmes afin de relever le défi de l’autonomisation. Nous sommes à 550 membres pour le moment. Nous sommes reconnaissants envers la fondation Veolia et ses partenaires. Grâce à l’appui, nous sommes en train de réaliser un rêve… ».
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