Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana, a présidé ce mardi 25 novembre 2025, à partir de 9 heures, à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar, un atelier de réflexion stratégique consacré à la modernisation des villes religieuses. Organisée par le Programme National d’Aménagement et de Modernisation des Villes Religieuses (PNAMVR), cette rencontre réunit l’ensemble des acteurs institutionnels, techniques, religieux, communautaires et partenaires techniques et financiers engagés dans la transformation durable des pôles spirituels du pays, conformément à la Vision Sénégal 2050.
Dans son discours d’ouverture, le ministre Moussa Bala Fofana a rappelé le rôle central que jouent les villes religieuses — Touba, Tivaouane, Médina Baye, Médina Gounass, Ndiassane, Popenguine et d’autres — dans la construction de l’identité nationale. Ces cités, a-t-il souligné, ne sont pas seulement des lieux de foi, mais des pôles de rayonnement spirituel, de cohésion nationale et de vitalité économique. Il a également relevé l’essor démographique exceptionnel de ces localités, en particulier Touba, dont la croissance rapide impose de nouveaux défis urbanistiques et sociaux que l’État doit accompagner de manière proactive.
Moderniser ces villes sans en altérer l’essence constitue, selon lui, un défi majeur. Le ministre insiste sur la nécessité d’améliorer les infrastructures, l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’assainissement, la mobilité lors des grands rassemblements religieux, ainsi que le développement de l’économie locale et du tourisme spirituel, tout en préservant la sacralité et l’identité immatérielle qui caractérisent ces espaces. Il a rappelé la vision du Président Bassirou Diomaye Faye et les orientations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui ambitionnent de faire des villes religieuses des pôles de développement inclusifs, durables et ouverts sur le monde, au cœur de l’agenda Sénégal 2050.
Le ministre a défini quatre axes majeurs pour guider les travaux de l’atelier : clarifier l’état d’avancement du PNAMVR, identifier les défis et opportunités, formuler des recommandations concrètes autour de la gouvernance et des infrastructures, et intégrer toutes les contributions dans le plan d’action opérationnel. « Ce n’est pas un exercice théorique ; c’est la fondation de notre avenir commun », a-t-il insisté.
Le Directeur général du PNAMVR, Amdy Moustapha Mbacké, a salué l’engagement des autorités étatiques, diplomatiques et religieuses. Il a rappelé que le programme répond à l’ambition du Sénégal 2050, visant à transformer les villes religieuses en véritables leviers de développement territorial. Il a également souligné l’importance d’une approche inclusive, durable et respectueuse des valeurs spirituelles, tout en mettant en avant la complémentarité entre spiritualité, modernité et développement économique.
Cet atelier se veut un espace d’échanges constructifs entre l’État, les guides religieux, les collectivités, les techniciens, les universitaires et les partenaires financiers afin d’élaborer une feuille de route commune face aux défis de l’urbanisation, de l’environnement, de la croissance démographique et de la cohésion sociale. Le Directeur général du PNAMVR a réaffirmé la volonté de son équipe de travailler dans la transparence et la concertation, saluant au passage le leadership et l’engagement constant du ministre Moussa Bala Fofana.
Cette rencontre marque une étape déterminante dans la modernisation des villes religieuses du Sénégal. À travers la mise en œuvre du PNAMVR, l’État ambitionne de bâtir des cités résilientes, modernes, prospères et fidèles à leur vocation spirituelle, conciliant harmonieusement tradition, développement et vision d’avenir.

















Leave a Reply